C'est venu d'une réflexion sur le Richard III de Shakespeare, dont le personnage n'était pas vraiment boiteux, seulement un peu bossu ou bancal. Mais c'est venu aussi d'une idée très simple qui est que, dans la vie, tout le monde se croit le roi de quelque chose... Pour l'anecdote, il faut dire que, au-dessous de chez moi, il y avait un restaurant dégueulasse qui s'appelait Le Roi du sandwich, Mais à Montréal il y a aussi le roi de la patate, le roi de l'électricité, le roi de ceci et le roi de cela. En somme dans la vie tout le monde s'imagine le roi de quelque chose.
Tout le monde est roi dans sa cour…
Oui... et puis tout le monde boite. Voilà la réflexion de départ, qui est certes simple mais suffisante pour mener une action jusqu'au bout, en jouant sur le thème de l'infirmité, de l'imperfection.
Entretiens avec Jean-Pierre Ronfard de Robert Lévesque, Liber, 1993.
« Il serait bien que l'environnement visuel et sonore, l'ambiance générale de la représentation, le style de jeu, soient incohérents, anarchiques, barbares, éloignés autant que possible des traditions de sagesse et de respect qui entourent généralement l'acte théâtral, et qui l'étouffent. »
Préface de Jean-Pierre Ronfard, Tome I,
Vie et mort du roi boiteux.
| 1981 |
|
|---|---|
| 1982 |
|